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Tout savoir sur les principales hormones du corps humain et leurs effets

by Damien Cuba

L’organisme représente dans sa globalité un système plutôt complexe, dont le but est de conserver un équilibre. En effet, le bon fonctionnement de notre corps tout entier, dont les organes internes, le cerveau et le muscle reposent sur cet équilibre.

Cet équilibre, quant à lui, est régulé par des substances chimiques qui voyagent à travers le corps humain pour y délivrer des messages, tels que la faim, la fatigue ou le sommeil et permet à l’individu d’agir en conséquence. Ces substances se présentent sous forme d’hormones et disposent d’un rôle spécifique et prépondérant.

Le rôle d’une hormone

L’hormone est sécrétée directement dans le sang et contribue à l’activité de centaines de cellules. Dans un domaine tel que la musculation. Il est important de comprendre que cette dernière est à l’origine de la contraction ou du relâchement du muscle.

Selon les exercices effectués, une hormone peut activer des réactions enzymatiques et interagir entre elles. En d’autres termes, elle est à l’origine de la croissance, d’une part, et du développement des muscles.

Toutefois, il s’agit d’une des fonctions partielles de l’hormone. Et dans le domaine de la musculation, on retrouve quelques hormones en particulier qui influencent directement le tissu musculaire et la perméabilité de la membrane cellulaire.

En outre, cet enchaînement de causes à effet permet aussi d’augmenter la synthèse protéique. Ce qui est favorable à l’adaptation des muscles suite à un entraînement physique et prolongé.

Les différentes hormones et leurs effets

Voici donc une liste des différents endroits où sont sécrétées les hormones, ainsi que l’effet qu’elles apportent sur le corps humain.

Hypophyse

L’hypophyse est une petite glande de la taille d’un raisin située à la base du cerveau. Elle est à l’origine de la sécrétion d’un nombre important d’hormones, dont l’hormone antidiurétique et de l’ocytocine sur le lobe postérieur.

En outre, la première sert à favoriser l’absorption de l’eau au niveau des reins, tandis que la deuxième agit en tant que régulateur de l’expulsion du lait chez la femme et des contractions de l’utérus pendant un accouchement.

Au niveau du lobe antérieur, la glande secrète plutôt des hormones de croissance, dont la STH, à l’origine de la croissance et du développement du corps humain. Elle produit aussi des substances chimiques, telles que l’hormone thyréotrope (TSH), l’hormone corticotrope (ACTH), l’hormone folliculo-stimuline (FSH), la lutéostimuline (LH), la prolactine (LTH) et l’endorphine.

Ces hormones sont connues pour stimuler le cycle de reproduction chez l’homme, dont le follicule ovarien et la spermatogénèse. La LH déclenche l’ovulation, tandis que la LTH s’occupe de stimuler la lactation post grossesse. Enfin, l’endorphine se connaît comme étant l’hormone du plaisir.

Pancréas

Le pancréas est une glande faisant partie du système digestif et endocrinien, à l’origine de nombreuses hormones. Parmi elles, on retrouve principalement l’insuline et le glucagon.

L’insuline s’occupe de réguler la quantité de sucre dans le corps en abaissant le taux de glucose sanguin. Enfin, l’endorphine se connaît comme étant l’hormone du plaisir. C’est pourquoi lors d’un traitement de diabète, on relève souvent le manque d’insuline dans le corps.

Par ailleurs, le glucagon agit comme un élévateur du taux de glucose sanguin. Aussi important que l’insuline, son rôle consiste à favoriser la baisse du glycogène et de la fabrication de glucose dans le corps à partir de molécules. En outre, il s’occupe de sécréter des protéines pour le bon fonctionnement du système musculaire.

Les surrénales

Les glandes surrénales, comme leur nom l’indique, se situent au niveau des reins et sont à l’origine de la médullosurrénale et la corticosurrénale.

D’une part, la médullosurrénale s’occupe de sécréter les catécholamines, l’adrénaline et la noradrénaline. Comme on le connaît, ces hormones servent à répondre à un besoin accru d’énergie et s’assurent de la bonne régulation du taux de glycémie. Les minéralocorticoïdes assurent un bon fonctionnement du métabolisme de l’eau.

L’aldostérone régule le taux de sodium dans le corps. Les glucocorticoïdes contrôlent le taux de glucose et les effets des protides et lipides, que l’on connaît pour aider au développement musculaire.

Thyroïde

Il s’agit de la glande située en dessous du larynx et qui s’occupe de la production des hormones thyroïdiennes. Ces dernières servent à accélérer le métabolisme et augmenter la synthèse protéique. Ainsi, en produisant plus de protéines, le corps peut se permettre un effort plus long et intense.

Parathyroïdes

Ce sont de très petites glandes qui se trouvent à la surface de la thyroïde et qui s’occupent de sécréter l’hormone dite parathyroïdienne. Son rôle est de régulariser la calcitonine, ou bien de contrôler le métabolisme lié au taux de calcium.

Glandes génitales

On parle bien ici des ovaires et des testicules. Ayant un rôle important dans le métabolisme physique, ces glandes un peu particulières s’occupent de la fabrication d’œstrogènes, plus connus sous la progestérone chez la femme et l’androgène chez l’homme.

Ces hormones sont responsables des caractères sexuels secondaires. Ils servent à favoriser la synthèse de protéines, tout en diminuant leur catabolisme.

Les tissus graisseux

Enfin, il est fréquent que la graisse se charge de libérer une hormone, la leptine, et régule la sensation de faim. Selon la quantité graisseuse présente dans nos tissus, cette hormone peut être bien plus présente et influence beaucoup plus notre appétit.

Les réactions hormonales pendant les entraînements musculaires

Les hormones thyroïdiennes

Ces hormones ont tendance à se concentrer et à se multiplier pendant un entraînement. Toutefois, on distingue une intensité élevée pour que ce taux augmente. En effet, durant une course de fond, le taux d’hormones thyroïdiennes s’est directement élevé après le premier effort et s’abaisse instantanément après l’épreuve.

À la différence d’un entraînement à faible intensité, où ces hormones sont restées au même niveau. En outre, cette augmentation se traduit par une augmentation du métabolisme basal, ainsi qu’une sensibilité à la chaleur, qui permet l’effort. Toutefois, une dose trop forte de ces hormones peut causer un amaigrissement, de la fatigue et une perte du sommeil.

Les hormones antidiurétiques

Les hormones telles que l’ADH s’occupent de pallier au manque d’eau et de sodium pendant les entraînements longs et à efforts répétés. En effet, l’exercice stimule la production de l’ADH qui active le système sympathique.

En outre, malgré les efforts importants, l’ADH provoque une réaction chimique qui provoque la rétention d’eau et de sodium. Elle permet au corps de continuer ses efforts.

L’adrénaline et la noradrénaline

Ces hormones sont assez populaires et connues pour faire durer les performances physiques à haute intensité. Elles peuvent aussi influencer le métabolisme, tel que le système cardiovasculaire, pour que la circulation sanguine puisse bien coaguler.

L’insuline et le glucagon

Comme cité précédemment, ces hormones sont à l’origine de l’absorption du glucose par une cellule, tout en inhibant la libération d’acides gras. L'insuline et le glucagon servent tous les deux de régulateurs. D'une part, le premier s'occupe d'augmenter le taux d'insuline et de diminuer le taux de glucose dans le sang. Et d'autre part, le second possède un rôle inverse. Dans le métabolisme, ce système hormonal équilibre ce taux.

Le cortisol

Cette hormone a la particularité d’être sécrétée une fois que le corps s’épuise après un entraînement. En effet, le cortisol impacte le niveau et la forme physique par son effet néoglucogenèse, qui permet d’augmenter le taux de glucose à partir de sources non glucidiques.

Les hormones sexuelles

Le taux de ces hormones a tendance à augmenter au cours d’un entraînement physique. De plus, il sert surtout, lors d’exercices intensifs, à développer le corps musculaire en favorisant l’anabolisme protéique. Il est notamment très prisé des bodybuilders, où la concentration de la masse musculaire est élevée.

Les hormones de croissance

Posséder un taux élevé d’hormone de croissance permet de garder un rythme élevé d’intensité à l’entraînement. À la différence des autres hormones sécrétées pendant un entraînement intensif, les hormones de croissance sont produites de façon progressive et peuvent atteindre 35 fois le volume au repos.

Les diététiciens ont aussi remarqué que cette production est aussi influencée par la condition physique d’une personne. Autrement, plus cette dernière a tendance à s’entraîner, plus sa production sera élevée.

Pour finir, le corps ne peut fonctionner normalement sans hormones. Ces dernières aident à la stimulation et la contraction des muscles, ainsi qu’aux réactions de l’organisme. Par conséquent, il est important pour tous les pratiquants de sport de connaître les rôles des hormones qui conditionnent leurs exercices physiques.

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